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PrincessTanit
Griffonnage d'une rêveuse qui persiste et signe :)
| Ainsi va, la vie. | 23:19 |
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Bout de vie
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La vita va cosi, vous prend au dépourvu, s’amuse à vous faire subir différentes expériences. Vous chagrine, peine, attriste, émeut, attendri au gré de sa non logique, au gré d’un chemin non défini, d’un ensemble de stratagèmes jamais égalés.
Aujourd’hui j’ai eu une journée un peu difficile entre un enterrement, l’annonce d’un nouveau décès et une naissance. Trois évènements contradictoires, survenus à quelques heures d’intervalles.
J’étais naturellement contente pour la naissance tant attendue et souhaitée, contente pour le bonheur des autres. Une nouvelle étape difficile à gérer, certes, mais qui cache tant et émeut tant, un bonheur qui se partage même à des centaines de kilomètres.
J’ai accepté l’enterrement de mon aïeul, je m’apprêtais à aller à la cérémonie le cœur quoique un peu serré car certaine de ne pas le trouver, au fond de ce canapé, à raconter ses histoires de lutte pour l’indépendance, une Tunisie d’antan, une époque révolue ou il fut un des protagonistes. Je ne serais plus dans quelle étape il est arrivé dans l’écriture de ses mémoires, dernier livre qu’il a commencé à écrire mais que le destin a préféré terminer à sa place. Le départ du ‘grand de la famille’, comme on dit chez nous, casse toujours quelque chose au fond, trouble un sommeil, nous rappelle qu’on vieilli, et puis nous fait poser un drôle de regards sur nos parents…
J’ai reçu l’annonce de la mort d’un proche, comme une claque en plein visage, pourtant ça fait pas mal de temps que je ne l’ai pas vu. La première image qui m’est passée par la tête en entendant la nouvelle, c’est sa joie de vivre, c’était une personne qui rigolait souvent, qui riait souvent, un bon vivant comme rare des personnes savent l'être. Son cœur s’est arrêté de battre, a décidé de s’arrêter et il est parti, un départ léger sans adieu.
Je me rends compte que j’ai du mal à gérer un flux d’émotions quand il m’emporte. J’ai du mal à cacher mes larmes, j’ai du mal à dissimiler un éclat de rires. Ça se voit tout de suite quand je mens, ça se sent et se voit quand je ne vais pas bien. Me trouver dans des conditions si contradictoires en même temps accentue cette certitude. Finalement, le visage que j’ai pu afficher devant mes proches n’est à la fin qu’un mélange de ses émotions, j’avais l’aire mélancolique, l’aire rêveuse.
Dans la maison de mon aïeul je revivais des souvenirs de mon enfance.
Du haut de la montagne ou est érigé la maison, je voyais les voitures circuler dans les petites ruelles de ma ville. Je voyais des tous petits personnages marcher au ralenti, des petits points noirs qui s’activent, des vies qui avancent. Quand j’étais gamine, je m’amusait à créer des histoires autour de ces petits points, je traçait les trajectoires que les voitures allaient prendre ; « A l’arrière de la voiture rouge, le garçon a tiré les cheveux de sa sœur car elle lui a piqué sa barre de chocolat », « je te parie que la voiture bleu va tourner à gauche », « le papa qui conduit la voiture blanche va emmener ses enfants au manège, papa veux-tu nous y emmener toi aussi, hein? » .Des faits que je m’inventait, des éclats de rires qui s’en poursuivaient et des ‘Arrête tes histoires petite speakerine!’ que me lançait mes proches en entendant mes histoires inventées.
Il faisait nuit quand j’ai lancé un regard de la terrasse de laquelle j’inventais mes histoires. On n’apercevait que des lumières, des points de lumières qui s’activent, des points de lumière fixes. J’ai jeté un coup d’œil derrière moi et je me suis dirigé vers ma voiture, allumé les phares et m’apprêtait à faire partie de ces points. Peut être que quelque part, il y a un petit qui me regarde d’en haut et qui invente dans sa tête la trajectoire de la petite voiture grise.
| But I still haven't found what I'm looking for | 15:58 |
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textes et chansons
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Une superbe chanson!J'ai un faible pour les chansons qui mélangent des paroles mélancoliques à la limite triste à des airs entrainants et pleins d'espoir."But I still haven't found what I'm looking for" fait partie de cette catégorie de chansons.
Je n'ai pas encore trouvé ce que je cherche, je le cherche encore. Mythique U2.
I have climbed highest mountains
I have run through the fields
Only to be with you
Only to be with you
I have run
I have crawled
I have scaled these city walls
These city walls
Only to be with you
But I still haven't found what I'm looking for
But I still haven't found what I'm looking for
I have kissed honey lips
Felt the healing fingertips
It burned like a fire
This burning desire
I have spoke with the tongue of angels
I have held the hand of a devil
It was warm in the night
I was cold as a stone
But I still haven't found what I'm looking for
But I still haven't found what I'm looking for
I believe in the Kingdom Come
When all the colors will bleed into one
Bleed into one
Well, yes I'm still running
You broke the bonds
And you loosened the chains
Carried the cross
Of all my shame
all my shame
You know I believe it
But I still haven't found what I'm looking for
Découvrez U2!
| Gaza...and now? | 12:03 |
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Bout de vie
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J'écris avec la tyrannie des misères
j'écris avec mes processions de poète errant
j'écris avec les jachères sèches de la terre
j'écris et la colère gronde dans mon cœur transparent*
Les troupes israéliennes se sont rétractées de la bande de Gaza. Ce retrait signe la fin d’une période qui nous a révoltés, chacun à sa façon, qui a intensifié la haine pro israélienne dans le cœur de tous. Qui a également réveillé l’opinion internationale à travers des manifestations dans les différents coins du globe. Ce génocide a gravé dans nos mémoires des images fort violentes, surréalistes. Des images de peine, de cri, de douleur, de sang qu’aucune fiction ne serait capable de reproduire avec une telle perfection et réalité. Il a appuyé notre capacité à ne rien faire, de là ou nous sommes, intensifié notre révolte aussi interne soit elle. Renforcé notre conscience de cette faiblesse, on n’est pas capables de sauver des vies, on n’est pas capables de caresser la
joue de cet enfant qui souffre, on ne peut consoler cette mère qui a perdu ses enfants.
Aujourd’hui reste une ville détruite et délabrée, des orphelins qui ont perdu leurs proches, des personnes sans avenir, sans endroit ou loger. 3 semaines qui ont réussi à instaurer la peur au cœur des habitants et qui incitent plusieurs d’entre eux à partir et à quitter cette terre, car ils n’ont plus les moyens de survivre. Etait ce le bute depuis le début? Emmener la population à partir, à quitter sa terre ?? Continuer dans la lancée de la politique de terreur ?
« Chaque peuple vit dans un pays, sauf nous, notre pays vit en nous. »
Écrire car c'est notre force, car on ne peut tendre les mains, on ne peut se révolter, comme on le veut, juste le pouvoir d'étouffer un cri pas assez fort pour camoufler celui d'une honte.
j'écris avec cent milliards de balles à tirer
dans la cervelle des bobards les jambes des voleurs
la couronne des bavards la bourse des guerriers
le calcul des imbéciles sur l'échelle des grandeurs*
La seul paix en vue dans la terre sainte est la paix des cimetières…palestiniens.
* Moncef Ghachem, " Car vivre est un pays ", Ed. Caractères, 1978
| Achoura. | 11:15 |
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Le 10ème jour du premier mois de l'an hégire coïncide avec une fête religieuse dénommée Achoura.
Je me souviens que cette fête prenait des allures de joie quand j'étais petite. On pouvait enfin nous maquiller, sans craindre la colère des grands qui nous mettaient eux même du Khôl sur les yeux. On allait tous à l'école avec des auréoles noires tout autour des yeux et on en était tellement fières. On se croyait les plus belles.
En ce jour, on avait également droit à nos petits sachets pleins de sucreries et de fruits secs que notre grand père nous donnait avec son large sourire. Ces fruits secs n’étaient pas décortiqués, ce qui donnait l’impression que la pochette les contenant était encore plus grosse.
On écoutait les histoires des parents et amis, qui nous racontaient qu'en leurs temps, on collectait les branches mortes pour en faire un grand feu la 'Lohliba'. Les différents quartiers étaient en compétition pour faire le feu le plus grand. On écoutait ce récit avec émerveillement et on regrettait tellement de ne pas pouvoir le faire de nos jours. Les grands observaient deux jours de jeûne et allaient visiter les morts, donnaient des aumônes aux pauvres.
Que reste t-il de cette fête aujourd'hui ??? En passant devant une école primaire ce matin, j'ai vu des petites filles avec les yeux peints de noir, c'est très attendrissement de voir cet accoutrement sur ces jeunes créatures. Le jeûne aussi reste en vigueur.
Une prière en ce jour pour nos morts. Que dieu entende les plaintes des vivants. Que dieu exauce les vœux des démunis. Puisse dieu alléger les souffrances des plus faibles. En ce jour toutes nos pensées se tournent vers eux. Désormais on ne peut plus célébrer une fête sans penser à ses enfants qui n’en auront pas droit. Bonne fête.
| Ah Ya Arab | 17:05 |
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textes et chansons
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Des paroles que j'ai découvertes dernièrement. Même si elles ont été destinées à l'Irak, elles restent comme même d'actualité et on ne peut ne pas penser à GHAZA, aux enfants de Ghaza, aux personnes qui souffrent à Ghaza, à l'injustice qu'ils subissent, au génocide auquel on est entrain d'assister, impuissants, à Ghaza . Que dieu les aide.
كاظم الساهر - آه يا العرب
آه يا عرب
يا اخي يا ابن العرب
عجبي كل العجب
ما الذى ابدل سيف الثائرين
بحطام من قصب ؟
ما الذى باع اللسان العربي
بلسان من خشب ؟
آه يل شعبي
آه يا عراق
نحن فى اقسى الظروف
لم ينبع اسم العرب
مرحباً يا أشقاء
مرحباً يا اصدقاء
مرحباً يا اصدقاء
ها هنا الحق نقيض للبكاء
نحن لا نملك خبزاً ودواء
نحن جعنا وجرحنا غير انا
نحمل الجرح بصبر الانبياء
الحمد لله الذى شرفنا
باختيار الصدق فى زمن الرياء
الحمد لله على كل الظروف
ابلغوا عني هيئة الامم
علها تصنع راداراً جديد
يحصد الحب
ويخترق الوريد
يرصد صوت ابي حين يصلي
الله اكبر
الله اكبر
ويلاحق دمع امى فى الدعاء
الله اكبر
الله اكبر
يتسلل فى زوايا المدرسة
ويزاحم صوت طفلي فى النشيد
يا محمد
يا مسيح
اى انسانة فى لغة الكون الجديد
دم اطفال العراق
فى ضريح العابرية
ناموا احبابي ناموا
نوم الهنا نومكم
ضد مجهول يسجل
يا قضاة العربية
لو سالنا اليونيسيف
عن ملفات القضية
لوجدنا العدل صكاً
فى البنوك الاطلسية
ناموا احبابي ناموا
نوم الهنا نومكم
Oh Arabs
Oh my brother son of the Arabs
My wonder is great
What is that which the revolutionary's sword is exchanged for
Pieaces of reeds?
What is that which the Arab tongue sold
For a wooden tongue?
Oh my people
Oh Iraq
We are in the cruelest circumstances
the name of the Arabs did not spring out
Hello my brothers
Hello my friends
Hello my friends
Here is the truth that is the antithesis of crying
We don't have bread or medicine
We have hungered and hurt and yet
We carry the wounds with the patience of the prophets
Thank god who has honored us
With the choice of sincerity in the time of surplus
Thank god whatever the circumstances
Tell me about the shape of the nations
Its highness makes a new radar
Reaping the love
And penetrating
My father's voice observes when he prays
God is the greatest
God is the greatest
And my mother's tear follows calling out
God is the greatest
God is the greatest
It infiltrates the corners of the school
And my child's voice contributes to the chant
Oh Mohammed
Oh Messiah
Which person in the language of the universe
The blood of Iraq's children
In the graveyards
Sleep my beloved sleep
Your sleep is a felicitous sleep
Against the recording unknown
Oh Arab judges
If Unicef asks us
About the case files
We will find justice as a check
In the Atlas banks
Sleep my beloved sleep
Your sleep is a blissful sleep


