INPE

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Tenons leur la main, pour leur bonheur et le notre :)

PrincessTanit

Griffonnage d'une rêveuse qui persiste et signe :)

Ouvrez les passages! افتحوا المعابر 11:14

les enfants de Gaza meurent tout doucement, démunis d'électricité et du simple morceau de pain, démunis de médicaments, privés de tout, tout. Un peu plus à l'est on voit, des feux d'artifices qui ornent le ciel et qui fêtent un exploit, des tonnes de nourritures jetés, de boissons déversées. Cherchent-t-ils à regarder le ciel pour ignorer ce qui se passe sous leurs pieds, sur terre...


Je vois les miens autour de moi mourir.

Dès que la nuit tombe je commence à frémir.

Ce n'est pas l'obscurité qui cause mon effroi.

C’est la peur de quoi sera fait mon lendemain.


Je suis emprisonné derrière des mures.

Je ne peux relever ma tête vers le ciel.

J’encaisse les coups les plus dures.

Ce n'est pas l'obscurité qui cause mon effroi.

C’est la peur de quoi sera fait mon lendemain.


Je me réveille avec un pincement à l'estomac.

J'ai faim, je dissimule mon besoin.

Ou est ce que je pourrais trouver le pain ?

Je sais qu’il n’y a désormais plus de blé humain.

Ce n'est pas l'obscurité qui cause mon effroi.

C’est la peur de quoi sera fait mon lendemain.


Ma mère nous pousse à sortir jouer,

Il fait froid dehors, je sens que je vais geler.

Je cours dans tous les sens pour me réchauffer.

Je tourne sur moi, je simule un manège enchanté.


Mon père raconte avec amertume,

que les passages nous sont fermés au nez.

J'ai une astuce pour y remédier.

Ma grand-mère m'a longtemps raconté,

que nous sommes les oiseaux de paradis.

On a surement des ailes, je vais chercher des passages ;

Je vais essayer de voler.

Ce n'est pas plus l'obscurité qui cause mon effroi.

C’est la peur de quoi sera fait mon lendemain.


Ne t'inquiète pas papa on n’a pas besoin de brèches.

On a des ailes, on a va voler !

C’est tout ce qu’on peut encore espérer.

Ce n'est pas plus l'obscurité qui cause mon effroi.

C’est la peur de quoi sera fait mon lendemain.


Ça aurait pu être toi,

Cet enfant, aurait pu être tien.

Le froid gèle ses membres.

La faim ronge les siens.

Nés pour être maltraités

Ils sont traités par des chiens.

Privés de leurs simples droits.

Privés d’un morceau de pain.

Enlever leurs au moins ces liens !

Ouvrez leurs la porte de survie !

Iman Maleki : la confusion entre le dessin et la photo 14:35

Un peintre hors du commun que j'ai connu y a pas longtemps.
Il dessine avec une telle perfection et précision qu'il frôle le réel et qu'on ne veut plus croire que ce sont que des dessins, de splendides dessins.
Il est considéré comme le meilleur peintre d'art réaliste dans le monde.

voici quelques unes de mes peintures préférées:



the girl by the window



Omens of Hafez



et ma préférée: Wish...

éphémère 23:40

La vie est éphémère, les beaux instants sont éphémères. On attend le bonheur impatiemment, puis il arrive, nous fait sentir les plus heureux sur terre puis s’éclipse.

Il laisse ce vide inexplicable, il laisse cette douleur qui s’accroche au plus profond de soi, qui brûle. Puis cette brûlure commence à s’atténuer petit à petit, elle disparaît et laisse une petite cicatrice.

La cicatrice ne fait plus référence au bonheur qu’on a ressenti, ni au mal duquel on a souffert. C’est le symbole d’un moment de vie qui n’est plus là.

J'ai longtemps parcouru son corps
Effleuré cent fois son visage
J'ai trouvé de l'or
Et même quelques étoiles
En essuyant ses larmes
J'ai appris par coeur
La pureté de ses formes
Parfois, je les dessine encore
Elle fait partie de moi

Je l'ai connue trop tôt
Mais c'est pas de ma faute
La flèche a traversé ma peau
C'est une douleur qui se garde
Qui fait plus de bien que de mal
Mais je connais l'histoire
Il est déjà trop tard
Dans son regard
On peut apercevoir
Qu'elle se prépare
Au long voyage

Je peux mourir demain
Mais ça ne change rien
J'ai reçu de ses mains
Le bonheur ancré dans mon âme
C 'est même trop pour un seul homme
Je l'ai vue partir
Sans rien dire
Fallait seulement qu'elle respire
Merci
D'avoir enchanté ma vie

clin d'oeil pour le retour d'une belle plume 10:11


C'est avec un très beau texte de Khanouff , une traduction d'un texte en arabe écrit par ARABICCA que j'ai commencé ma journée. Une plume à part cette Arabicca :-) de ce beau texte, ce superbe paragraphe m'a interpellé:


""Nous écrivons afin de réussir à respirer un air dépourvu de dioxyde des lieux, des appellations, des gestes, des pseudos et personnes nous pourchassons dans les noirceurs de la solitude…"" 

J'ai lu quelque part que demander à un écrivain pourquoi il écrit est aussi inutile que demander pourquoi un rossignol chante. Et quand un rossignol ne chante plus c'est qu'il va partir, et il est trop tôt pour que tu t'esquives et que tu arretes de chanter.
N'oublie jamais ce que tu penses arabicca ;) n'oublions jamais que quelque soit nos objectifs nous avons un message à faire passer, un message de révolte, de rébellion, d'amour, de paix, de sérénité,d'indifférence, un message égoiste, altruiste, ciblé, désinteressé...
Les finalités peuvent etre contradictoires mais la source est la même. La passion d'écrire.

Son pays est le pays ou son cœur a élu domicile : la dolce vita da noi 23:53

Les rencontres faites sans programmes préétablis sont souvent les plus riches.


Le 9 novembre 2008, Armando a fêté le deuxième anniversaire de sa mort. Armando est venu en Tunisie une trentaine d’années auparavant. Il a quitté Rome, l’imposante Rome, avec toute son histoire, toute sa richesse et toute sa diversité pour élire domicile dans un pays ou il fait si bon vivre.

Armando a sûrement du être ensorcelé par une brise hivernale sous un soleil cajoleur qui l’a enraciné dans cette terre, une brise comme celle qui frappe aujourd’hui, le jour du deuxième anniversaire de son départ.

Armando est tombé amoureux du petit village de Sidi Bou Said, il y élu domicile et y vécu entre la méditerranée, et les bougainvilliers et arbres de jasmins.

Il a voulu profiter de tout ce que la vie pouvait offrir dans cet endroit de calme et de paix. J’imagine qu’il a vécu heureux.

Je n’ai jamais connu Armando, aujourd’hui c’est la première fois que j’en entends parler.

J’ai cru le deviner, d’après le récit de son compagnon, dans les photos qui ornent les murs du café lui appartenant.

C’est lui qui m’a parlé de son fidèle ami, une amitié qui dure depuis plus de 30ans. Un vieil adorable monsieur de 65ans, avec tout ce que cet âge peut porter de beauté, de force, de sagesse mais aussi de mauvais caractère et de fougue.

Lui aussi vit en Tunisie depuis plus de 30 ans. Lui aussi veut être un jour enterré dans le cimetière de Bourgel à coté de la tombe d’Armando.

Tombe de son ami qu’il visite depuis sa mort tous les dimanches, et qui, en ce jour, a orné d’un bouquet de roses rouges.

J’ai demandé au vieux monsieur comment ça se fait qu’il ne veut pas rentrer chez lui, dans son pays en Italie.

Il m’a répondu en souriant si je connaissait le livre de Gabriel Garcia Marquez ‘cent ans de solitude’ j’ai souris à mon tour.

Désormais c’est ici qu’il a vécu et c’est ici qu’il veut rester et c’est auprès de son ami qu’il veut être enterré, désormais il est lié à cette terre.


avevo le lacrime agli occhi. E formidabile sapere che esiste ancora tale fedeltà. Fino a questa ora rimano ancora sotto l'emozione. Riposa in pace Armando e una fierezza avere un amico fedele come il tuo.


Pour que l’Anastasie devienne une espèce en voie de disparition ! 23:09

« CENSURE (Anastasie), illustre engin liberticide français, née à Paris sous le règne de Louis XIII. » Dessin paru dans Le Trombinsocope de Touchatout (Léon Bienvenu) en 1874.


Les ciseaux d'Anastasie, synonyme de censure dans la presse et dans l'édition en général. Le mot tire probablement son origine du pape Anastase Ier qui inaugure la censure chrétienne en interdisant certains livres parce que ces derniers ne correspondent pas à la cosmologie chrétienne.


Bien plus qu’un siècle plus tard, c’est le seul outil qui n’a subit aucune sorte d’évolution, le seul objet qui n’a pas voulu suivre ce qui est imposé par le progrès.