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PrincessTanit
Griffonnage d'une rêveuse qui persiste et signe :)
| Quelques part...Ailleurs... | 22:16 |
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commentaires (1)
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mes rimes
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Il fait chaud à l’extérieur
Dans mon coeur, zéro degré.
On m’a caché sous le lit
Pour moi on avait très peur.
Je ne comprends pas, je suis trop petit
J’ai cru à un des jeux de ma mère.
Je sors ma tête, je lui souris
Je ne reconnais plus ses yeux de naguère.
Il fait lourd à l’extérieur
Pourtant mon coeur est glacé.
Je marche rapidement au pied du mur.
Je ne me suis pas aperçu que j’étais blessé.
C’est que je ne sens même pas la douleur
Quelque part mes frères sont guettés.
Que j’arrive au moins à les informer
Après, à la douleur, je suis près à succomber
Il fait gris à l’extérieur
Pourtant je n’arrête pas de trembler.
On était tournés au labeur
Soudain, tout s’est effondré.
Sans prévenir, sans crier gare
J’ai vu ma maison tomber.
Pas de temps pour les pleurs
Sous les débris, il faut commencer à les chercher.
Il fait noir à l’extérieur
Mon coeur, mes yeux, mes membres sont figés.
Qu’es ce que je fous encore sur cette terre
Je suis vieille, j’aurais du m’en aller.
Pourquoi il a fallu que j’assiste à une autre guerre
Chaque jour je vois mes enfants s’envoler
Dieu, donne moi la force de combattre
Même avec une pierre, je sentirais mon utilité.
Il fait chaud à l’extérieur
Je baigne dans mon confort et ma sérénité.
Je zappe de chaîne en chaîne
Soudain je tombe sur cette monstruosité.
Je me dis que je suis gâté par la vie
Seulement quelques heurs de trajet
Et j’aurais pu être de l’autre coté.
De mes mains je ne peux qu’exprimer ma colère
Dans mon coeur, je ne suis capable que de prier.
Des lignes que j’ai écrites il y a longtemps. Les évènements des dernières semaines me renvoient tout le temps vers ce texte. Je l’ai dépoussiéré sur mon blog. Il reste toujours d’actualité.
| LA MER | 13:04 |
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évasions
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Ce refuge qui calme les esprits, qui apaise les âmes.
Cet infini, si rassurant pourtant.
La mer est différente à chaque fois. À chaque rencontre elle te raconte une histoire d’eau unique.
Elle gronde, crie, hurle, se révolte, injurie.
Elle calme, apaise, berce, soulage, adouci.
De sa musique particulière, elle interpelle au rêve, elle invite à l’oubli.
Elle te chante des mélodies qui t’attirent vers son large, qui te font prendre des risques, qui t’entrainent vers l’aventure.
La mer est une amie, une confidente, une échappatoire.
Quand tu étouffes, crie à ses cotés, elle te protège, t’enlace, t’incite à vider ce que tu as à l’intérieur de toi, dans sa fougue elle gronde encore plus que toi, elle te couvre, elle te libère de tes tourments.
La mer est un traitre qui se rattrape à chaque fois. Elle te trahit pour t’offrir dans tous les cas une nouvelle destinée, un nouveau voyage.
Aristote a dit qu’il y a trois sortes d’hommes, les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer.
Il y a des personnes qui ne peuvent respirer que la brise marine, elle les nourrie, les renforce, la guettent car ils ne peuvent rester insensibles à l’appel de l’évasion.
Car même en restant immobiles, ils savent qu’ils signent au bord de la mer,à chaque fois, un nouveau départ.
| La dame à l’accordéon | 16:01 |
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mes rimes
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Des allées et venues, dans cette large rue, tous sont pressés, impatients de rentrer.
En marge de tout ce qui se passe, en son monde rien ne l’empresse.
Dans ce petit coin de l’allée, elle trône comme une reine sur son tabouret.
Passant à coté d’elle, son monde m’interpelle.
Mes sens s’éveillent, mes pieds se gèlent.
J’oublie la lourdeur de mes fardeaux,
Le pincement du froid, et je m’arrête à son niveau.
Les aires mélancoliques m’emportent.
La mesure instable me dérange.
Elle me sourit un instant.
Je le lui rends encore plus généreusement.
Ses doigts qui étaient molles sur la console, accélèrent leurs cadence à une vitesse folle.
Sa crinière rousse suit le mouvement.
Ses expressions se durcissent et suivent les variations.
Plus elle accélère le rythme, et plus son visage devient dur.
On dirait qu’elle voit des images imaginaires.
On dirait qu’elle revit un passé éphémère.
Tout à coup elle s’arrête violement.
Sans appel, précipitamment, son visage se décontracte, quitte ses impressions de craintes.
Puis lève la tête, et recommence à jouer.
Elle reprend l’ancien rythme, plus libérée.
On dirait qu’elle est revenu de je ne sais ou,
d’un monde ou seule elle voyait des ombres flous.
Elle me jette un clin d’œil encourageant.
Je reviens de cet endroit féérique, dans lequel m’a emporté cette musique.
Je reviens du pays dans lequel je suis allée, et je me rappelle ou j’étais.
Une rue pleine de 'personnes', illuminée par la présence de cette vagabonde.
Je lui donne quelques sous, et d’un penchant de tête je la salue.
Elle s’interrompt et me dit, 'puisse une lumière illuminer ta vie'.
Puis reprend sa musique de plus belle et reprends son voyage originel.
"je ne reverrais plus jamais cette dame c'est sur, mais elle m'a tellement marqué en cette soirée d'hiver qu'elle s'introduit des fois dans mes rêves, l'une des plus belles expériences muettes que j'ai jamais vécue!"
| Yalla, en avant les jeunes! | 17:38 |
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coup de coeur
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Sœur Emmanuelle est décédée aujourd'hui quelques jours avant de fêter ses 100 ans.
Cette religieuse a milité tout au long de sa vie pour l'enseignement des enfants et la cause des pauvres. Son dévouement l'emmène à devenir professeur de lettre et de philosophie d'abord en Turquie, puis en Tunisie et enfin en Égypte.
je retiens d'elle cet extrait intemporel de son livre " Yalla en avant les jeunes", un extrait sublime, poignant et qui s'adresse non seulement aux jeunes de l'Europe mais à toute la jeunesse du monde:
"C'est à toi que je m'adresse, jeune de France et d'Europe. Ecoute la vieille femme que je suis : née en 1908, j'ai connu le siècle le plus hallucinant qui soit ; j'ai été appelée dans les cinq continents pour répondre aux drames de la misère, de la violence et de la guerre, là où l'homme est un loup pour l'homme.
Tu m'apostrophes : " Que me dis-tu, je te suis inconnu ! " Justement non. Tu es le fils de ton siècle, tu es baigné dans tout ce qui bouillonne autour de toi.
Je voudrais le clamer à chacun d'entre vous : sois l'homme, la femme que tu es.
Si la déprime est prête à te jeter par terre, sache-le : la force est en toi, dans ton corps et dans ton coeur.
Cette soif de justice qui t'habite, laisse-la t'emporter vers plus malheureux que toi, entre dans la bataille.
Crois en toi, en cette passion pour un monde où des hommes libres vivraient égaux, en frères. Crois en ton dynamisme, incarne ton idéal à l'endroit même où tu vis, là où tu sens battre ton coeur. Sache que ton acharnement, en dépit des échecs, assurera ton triomphe. Crois dans les autres : le même souffle de justice les fait tressaillir.
Ne crains pas de rejoindre leur combat : l'union des jeunes est une puissance formidable.
Crois en toi, comme moi en toi, Crois en l'autre comme en toi !"
| JCC 2008: Tanit dans tous ses états! | 10:22 |
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ciné
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Finalement le programme des journées cinématographiques de Carthage JCC dans sa 22ème édition a été dévoilé.
Dans la compétition officielle, 23 nouveaux longs métrages et 9 courts métrages essayeront de charmer la Tanit d’or. Dans la catégorie films vidéo, 35 longs et courts métrages participeront, venant de 15 pays dont 5 pays africains.
Le programme officiel est amplement détaillé dans le site des JCC, http://jccarthage.org/fr/programme.php.
Un programme très chargé comme d’habitude mais qui empreint cette année un caractère spécial puisque coïncidant avec la disparition récente de la scène cinématographique arabo-africaine du producteur tunisien Ahmad Bahaeddine Attia et des réalisateurs égyptien Youssef Chahine et sénégalais Ousméne Sembènela qui ont longtemps soutenu le développement et la distinction du cinéma arabe et africain, ainsi qu’un grand personnage du cinéma tunisien Elyes Zrelli.
Trois pays seront mis en vedette ; le cinéma turc contemporain, nouvelle découverte, le cinéma algérien reflet d’une réalité si riche et si controversé et le cinéma palestinien, poignant et si émotionnant comme nul autre cinéma ne le sait être.
Une mention spéciale pour l’insertion d’un nouveau volet 'le festival de l’enfant', une occasion de toucher un autre type de public et l’inciter à développer le gout pour le cinéma dès l’enfance.
Savourez cette semaine la danse de Tanit, bonne vision :-)
| Divagations d'automne | 13:15 |
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mes rimes
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Crépuscule d’un temps, indécision, incertitude.
Chaud à enflammer les cœurs, froid à geler les membres.
Des vas et vient entre ce qu’il prévoit et ce qu’il implore.
attaché à un passé suranné
beau, chaud, palpitant, exaltant certes, mais passager, éphémère, regrettable.
les adieux des hirondelles rappellent une mélodie,
une danse dans le ciel qui dessine les traits d’un départ, d’une révérence.
Chassé par des nuages qui les poussent qui les expulsent vers d’autres cieux.
Comment ça serait dans un au-delà tellement proche par la pensée,
Si loin pourtant.
Une transition qui prépare une stabilité neutre et monotone,
Qui rappelle ce qui manque, ce qui a manqué.
Un passage à des cieux plus gris, blancs pour certains.
Un dernier survol au dessus des flaques d’eau de l’été
Adieu terres qui a vu naître les passereaux
Ils retourneront peut être égayer ton ciel
Pour l’instant l’océan lointain appelle,
Rien ne résiste à l’appel de la chaleur, de l’impétuosité, de la fougue.
Et la roue continue à tourner.
| Qu'est ce qu'on attend pour etre heureux | 15:42 |
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Bout de vie
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| atchoum! | 17:16 |
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Bout de vie
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Un nouveau lundi.
Je l’accueille avec un beau rhume.
Le corps affaibli, les yeux égarés.
Un sourire triste.
Mais noooon, je ne suis pas triste (bon je mentirais si je ne disais pas un peu).
Ça se voit tellement sur mon visage avec une telle évidence.
C’est si dur cacher, autant l’accepter.
Je regarde à travers la fenêtre.
Je cherche à absorber les rayons du soleil.
Les rayons qui s’infiltrent timidement.
Ça m’a toujours baumé l’esprit, le soleil.
Le mouchoir est devenu mon accessoire incontournable.
Pas la peine d’essayer de se maquiller.
Tout part tout de suite.
Avec le premier éternuement.
Les yeux picotent, et puis les larmes jaillissent.
Mais pourquoi tu pleures, pourquoi t’as une drôle de voix.
Tu dormais ou bien tu t’es engueulé avec quelqu’un.
Nooooon, ni l’un ni l’autre, je suis ENRHUMEE.
Basta cette remarque pour me mettre en rage.
Mais ma rage dure quelques secondes.
Le temps que le rouge monté aux joues s’affadit.
Et les muscles du visage se relâchent.
Le nez lui demeure rouge.
| Aux oppresseurs de ce monde | 11:30 |
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mes rimes
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Un petit essai à travers lequel j'essaie de traduire cet intemporel chef d'œuvre du poète de tous les temps abu elkacem al chebbi:
الى طغاة العالم
ألا أيها الظالم المستبد حبيب الظلام عدو الحياة
سخرت بأنات شعب ضعيف و كفك مخضوبة من دماه
و سرت تشوه سحر الوجود و تبذر شوك الأسى في رباه
رويدك لا يخدعنك الربيع و صحو الفضاء و ضوء الصباح
ففي الأفق الرحب هول الظلام و قصف الرعود و عصف الرياح
حذار فتحت الرماد اللهيب و من يبذر الشوك يجن الجراح
تأمل هنالك...أنى حصدت رؤوس الورى و زهور الأمل
و رويت بالدم قلب التراب و أشربته الدمع حتى ثمل
سيجرفك السيل سيل الدماء و يأكلك العاصف المشتعل
أبو القاسم الشابي.
amoureux de la nuit, ennemie de la vie
tu t'es moqué des plaintes du faible peuple
et tu as trempé ta main dans son sang
tu avances déformant la magie de l'existence
et tu sèmes partout les épines du mal dans ses près
prends garde! ne soit pas dupé par le printemps,
la clarté du ciel et et la lumière du jour
dans ce large espace se cache l'horreur de la nuit,
le grondement du tonnerre et le rugissement du vent
attention! les flammes veillent sous les cendres
et qui sème les épines ne récoltent que les plaies
observe la bas, tu as cueilli les fleurs de l'espoir
Tu as arrosé avec du sang le cœur de la terre,
et tu lui as fait boire les larmes jusqu'à ce qu'il s'enivre!
le flux va t'emporter, le flux du sang
et tu seras rangé par l'orageux brulant
| Tawhida Ben Cheikh : Pionnière des femmes tunisiennes médecins | 12:15 |
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la tunisie des femmes
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Née à Tunis le 2 janvier 1909, Tawhida Ben cheik est la première femme médecin en Tunisie et dans le monde arabe.
Originaire de Bizerte, elle poursuit ses études primaires au lycée ‘Rue de Pacha’ entre 1918 et1922 ou elle obtient son diplôme de fin de l’éducation primaire.
Entre 1922 et 1928, elle poursuit ses études secondaires au lycée ‘Armand Fallières’, elle y obtient en 1928 son diplôme de baccalauréat devenant ainsi la première femme tunisienne, musulmane, bachelière en Tunisie.
Une fois son bac en poche, Tawhida part à Paris en compagnie de Lydia Burnet, la femme du Dr Burnet, chercheur et médecin français dans l’institut Pasteur de Tunis.
Arrivée à Paris, Tawhida s’inscrit à l’université de Paris et obtient après 3 ans le diplôme physique, chimie et biologie (P.C.B), ce qui lui permit l’accès à l’université de médecine de Paris.
En 1936, Tawhida obtient son diplôme de médecine. Un an après elle discute sa thèse de doctorat et devient ainsi la première femme tunisienne médecin et la première pédiatre. Il faut attendre les années 50 pour qu’une autre femme tunisienne, Hassiba Ghileb, devienne la deuxième femme tunisienne médecin.
Elle a été chargée en 1937 de la direction de la première revue féminine tunisienne, éditée en langue française « Leila » parue en Tunisie en 1936.
De retour en Tunisie, elle ouvre son cabinet privé à Tunis, (42 rue Bab Mnara).
Durant la période d’avant l’indépendance, Tawhida n’a pas essayé d’entrer dans un des services hospitaliers car ces derniers étaient contrôlés par des français, et même s’il y avait beaucoup de femmes médecins dans les hôpitaux tunisiens, une femme tunisienne avait peu de chances d’y exercer.
Elle fut l’un de fondateur du centre du planning familial en Tunisie dans les années 70. C’est dans cette même époque qu’elle a fondé à Montfleury, sa première clinique. En 1970, elle fut nommée directeur de l’office national de la famille et de la population, mais elle a préférée délaisser ce post pour retourner à ses patients.
Tawhida Ben Cheikh a fait partie de plusieurs associations, elle fut vice président du croissant rouge tunisien et membre de l’union des femmes musulmanes tunisiennes.
En 1958, Tawhida Ben Cheikh devient membre de l’ordre des médecins.
Entre 1955 et 1964 elle devient directrice du service maternité à l’hôpital Charles Nicole, elle présidera le même service à l’hôpital Aziza Othmena et ce jusqu’à la retraite en 1977.
| Retour en force! | 17:20 |
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Bout de vie
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