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PrincessTanit
Griffonnage d'une rêveuse qui persiste et signe :)
| Saîda Al-Manoubiya, La Grande Dame de Tunis | 17:40 |
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commentaires (4)
Filed under:
la tunisie des femmes
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Mais qui était cette Saïda Manoubiya ? Et qu’est ce qui fait qu'on la vénère jusqu'à aujourd'hui ?
7 siècles plutôt, Lella Manoubiya a défié les normes en vigueur et a soulevé de méchants vents qui soufflent dans les lignes de conduite préconçue et flegmatique. Une rébellion avant l'heure ? Une révolution continue soutenue à travers des siècles de femmes ? La résurrection d'une lignée de femmes effrontées, courageuses, et agréablement insolentes ?
Lella Manoubiya en toute sa tunisienneté ! Echay lellah, Lella Saida :-)
‘Louanges à dieu sainte Manoubiya ‘ 'Echay lellah Saîda El Manoubia' ; une expression que chacun de nous a entendu au moins une fois dans sa vie, de la bouche de sa mère ou de sa grand-mère. Surtout les natifs de la ville de Tunis dont elle fut pendant une époque la sainte.
Née au courant de l'an 595 de l'hégire (vers la fin du 12 siècle JC) son père tient à lui proscrire une éducation coranique qui lui a permis de se cultiver dans le domaine des sciences religieuses et d'apprendre le coran et les hadiths.
Comme le veut la coutume à cette époque, dès qu’elle atteignit les 12ans, son père commença à lui chercher un mari, et voulut qu’elle épouse son cousin. Il espérait ainsi mettre fin à la soif de connaissance de l’adolescente et voiler sa beauté légendaire qui fonctionnait comme un aimant attirant les yeux des hommes.
Aicha refusa catégoriquement la décision de son père, elle se rebella, quitta la maison et se dirigea vers Tunis ou elle erra entre ses ruelles prônant le célibat, l’amour de dieu et l’aide des pauvres.
Elle consacra sa vie à l’approfondissement des ses connaissances dans les sciences religieuses et devint la disciple de sidi Belhassen Chédly, autre grand saint de tunis. Ce dernier fait d’elle sa disciple et elle devient la plus brillante de ses 40 compagnons et élèves. Cette position inégalé dans la confrérie de sidi Belhassen lui permettra d’être nommée à la tête de son ordre ‘La Chadhiliyya’, une position d’autant plus étonnante qu’elle est exclusivement réservée au hommes et qui lui permet d’être supérieur au grands imams de part son savoir et son illumination.
Saida Manoubiya errait dans les rues de Tunis, pauvrement vêtue, le visage découvert. Elle ne se gênait pas pour converser avec les hommes en toute liberté, et donna une image totalement opposée à la femme soumise et oppressé de cette époque.
Les récits populaires faisaient d’elle une femme à la générosité incomparable, elle était dévoué à faire du bien, et fut à l’origine de la libération d’un grand nombre d’esclaves, du mariages des jeunes filles et permit à un grand nombre de nécessiteux de faire le devoir du pèlerinage à ses propres frais. On disait d’elle que si la nuit la surprend avec encore de l’argent gagné au courant de la journée, elle ne pouvait dormir de prostration.
Malgré sa position de femme, Lella Saida se fit entourer de disciples qui espéraient puiser dans son savoir et profiter de ses connaissances et instructions. Des grands savants suivaient ses débats avec son maître sidi Belhassen, avec grand intérêt tant les débats étaient enrichissants et solidement argumentés. Ses mêmes imams et savants se déplaçait le jour de l’aïd Alkabir dans sa zaouïa, pour lui présenter leurs vœux. Elle se permettait d’aller librement prier en compagnie des hommes dans la mosquée de Alzitouna.
Ce fut normal que cette déviation, et cette conduite hors norme, lui attirent les foudres des jaloux et des conformistes. Elle fut accusée de tous les maux dont le libertinage et la débauche. Cela n’affecta pas la fidélité de ses disciples et le respect que le peuple, toutes catégories confondus lui avouait.
Cette dévotion, dura même après sa mort en 665 l’an du hégire/1266 après JC, à l'âge de 76 ans. Toute la ville de Tunis suivit son cortège funèbre. Elle fut enterrée au cimetière El Gorgâni.
Aujourd’hui son culte est toujours en vigueur, et chaque lundi et vendredi, des fidèles viennent lire la fatiha dans son mausolée, situé dans sa ville natale à la Mannouba et considéré comme faisant partie du patrimoine historique et religieux compte tenu de sa haute valeur spirituelle.
| au claire de lune, dans une barque | 11:13 |
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Filed under:
textes et chansons
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« Au claire de la lune
Sur le lac
Moi et mon amour
Dans une barque
Je chante et elle m’entend
On a vu défiler devant nous
Tout le bonheur du monde »
Des paroles très simples pour exprimer le bonheur de deux amoureux, ensemble dans une seule barque en plein milieu de tout le monde, pourtant si loin dans leur petit espace.
J’imagine que sidi ALI en chantant cette chanson se voyait sur notre lac national. Ça serait beau si un tél projet se réalisait.
Imaginer combien ça serait magnifique voir pleins de petites barques qui sillonnent le lac.
Combien ça ferait plaisir aux gosses, partager ce divertissement unique avec les leurs, aux petits couples amoureux, aux spectateurs d’apprécier cette scène avec la montagne de Boukornine en arrière plan.
Avis aux constructeurs de buildings friqués :p
Coup de Cœur De La Semaine :
« Fi Thaw él9oumayra ou nouraha 
Ala él bouhira ou chaklaha
Ena ou habibi
Fou9 ezzawra9
Ena nghanni ou houa yésma3ni
Ena nghanni ou houa yésma3ni
Chofna éssa3ada kolléha »
ALI RIAHI
| Post Egoiste | 14:38 |
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Filed under:
Bout de vie
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Baisse de régime, ralentissement de rythme, recul de motivation, manque de concentration…Des expressions interminables pour une seule sensation.
Une sorte de grosse bulle vide dans laquelle je prends quelque fois congé. Une fenêtre à laquelle je me suis accoudée pour voir passer devant mes yeux des choses, des événements, des personnes...
J’ai remarqué qu’inconsciemment, je suis entrain de chercher des illustrations de personnes vues de dos. J’évite les faces, je sélectionne des postures d’adieu, des attitudes d’individus ne voulant plus regarder derrière eux, je m’accroche à suivre la direction de leurs regards, des regards que pourtant je ne peux pas voir.
Etrange. Etrange que je ne saisie pas, ce que mon attitude reflète. Sacré âme acharnée! 
| une image de toi | 23:27 |
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Filed under:
mes rimes
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Je te prendrais en photo
Pour que je ne t’oublie pas
Pour que même si les années passent
Ton reflet y survivra
J’enfleurais le parfum imaginaire
Que tu dégageras
Je répondrais à ce sourire
Qui ne te quitteras pas
Parce que effleurer tes doigts
Une toute dernière fois
Est désormais mon souhait
Parce que caresser tes cheveux
Sentir leurs odeurs
Est désormais un souvenir
Je me souviendrais de toi
Comme L’unique impression
L’agréable émotion
La belle sensation
Qui me reste en mémoire
Je me souviendrais de toi
Comme la seule rencontre
La joie d’un moment
La beauté de quelques instants
Que j’ai vécu indéfiniment
Un bout de vie
Que j’ai pris dans une photo
Un bout d’un instant
Que j’ai éternisé, un bout de nous
| Bac goulette-radès | 19:32 |
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Filed under:
Bout de vie
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Le bac goulette-radès vit le crépuscule de sa vie.
Encore quelques mois et il disparaîtra laissant la place au pont tant attendu par les banlieusards. Le bac n’est pas encore disparu et je sens que je vais en devenir nostalgique. Nostalgique de l’attente dans le fil, des prières entrepris dès le matin pour qu’il soit vide que je puisse arriver tôt au boulot, des mendiants qui innovent dans l’art de te demander la monnaie, de certains personnages…
Ces derniers sont inévitables, le placeur qui me demande tout le temps de dépasser la file d’attente et que j’aurais ma place garantie dans le bac, la laveuse de voitures qui trotte avec son seau toujours le sourire au lèvres, les petits garçons qui veulent te vendre tous sortes de gadgets, le vendeur de serviettes de plage avec son slogan ‘c’est très utile en cette saison madame’ le jeune mongolien qui réclame sa pièce de cent millimes à chaque fois et que tout le monde connaît et taquine…et pleins pleins d’autres dont je ne m’en souviens pas pour le moment.
Un album souvenir avant l’heure, en attendant d’autres photos ;) 





