INPE

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Tenons leur la main, pour leur bonheur et le notre :)

PrincessTanit

Griffonnage d'une rêveuse qui persiste et signe :)

Parcours du train de la banlieue sud 14:50

Il est 8h45, un souffle marin un peu frisquet te frappe en plein visage, ça réveille un peu après une courte nuit. Le festival des bonjours commence ; avec la guichetière, puis le vieil ami de grand père, la cousine de ma tante, le voisin de la troisième rue, l’ami du frère, bref les connaissances, habitués du quai qui sont entrain d’attendre le train.

8h55, la locomotive est ponctuelle, à cette heure-ci, il y a encore des places assises, je me prend une du coté de la fenêtre, le voyage commence.

9h, on est à Bougornine, un ptit coup d’œil à mon ancien lycée et au terrain de sport visible de là ou je suis, tiens donc, encore une qui n’est pas en tenue et chez qui?!! dans la séance de monsieur Fethi, loool, encore une sosie de moi, qui lui invente chaque semaine une excuse pour ne pas avoir à faire les 10 tours de piste.

9h05, Ezzahra lycée, pourquoi tout le monde descend-il ? Ou avais je la tête ! On est jeudi, souk lakhmiss pour les habitués, une fourmilière humaine est entrain de se donner à ce shopping bon marché.

9h10 On débarque à Ezzahra, comme par hasard, et toujours dans cette station, (va chercher pourquoi ?) une foule de vieilles personnes monte dans le train, gare à celui qui fixe une vieille personne trop longtemps il va y sacrifier sa place ;) mais bon, on le fait, et toujours avec plaisir, houma elbarka comme on dis.

Le train part de Ezzahra pour aller à Radès Méliene, une petite habitude, insignifiante mais qui me tient à cœur, dès qu’on part de Ezzahra, je commence à cherche la mer, de loin, c’est ridicule à la fin, mais je ne suis contente que si j’arrive à voir Korbus puis la baie de Sidi Bou Said, regarder le contraste que fait le bleu de la mer avec les collines me donne une bouffée de sérénité, un petit kiff :)

9h18 Le train arrive à Radès, une marée humaine envahit le train, la petite veinarde que je suis bien calée dans son siège n’y voit que du feu, pauvres radésiens, obligés d’être toujours debout même en première classe.

9h22, Le train ignore la petite station de Radès Lycée dans 70% des cas, ce qui fait la rage des petits lycéens obligés de se taper le trajet à pied ;)

9h26 On arrive à la petite station de Sidi Rezig, le vent commence déjà a changé…disons… d’odeur, on ne sent plus la petite brise marine.

9h30 Mégriiiine, l’odeur du chocolat venant de l’usine d’en face te comble les narines, que c’est bon cette odeur !!! (tout les jours, ventre plein, oui! mais à Ramadan, ouuuh, souffrance assurée :))

9h35 On arrive à Jebel Jloud, les adeptes de Sidi Bel Hassan descendent du train pour aller visiter ce saint, on est aux portes de la capitale.

9h40, Le train est finalement arrivé à Tunis, réflex immédiat, phénomène digne d’être inscrit dans les manuels scientifiques comme réflex pavlovien du citoyen tunisien, les passagers commencent à courir. Evidement tous sont pressés…comme d’habitude...:)

Ps : à tout ceux qui considèrent que je n’ai pas respecté les temps d’arrêt fixes du train, je les prie de m’excuser, je n’ai pas une marche sous la main :P

bonjour monsieur l'instituteur! 09:22


La journée commence bien, le sourire d’un vieil homme m’est resté dans la mémoire, je l’ai rencontré ce matin dans le train et on a discuté le long du chemin. Le bonhomme avait 81 ans, un patrimoine vivant ! C’est si enrichissant de discuter avec des gens d’un tel calibre qui jonglent entre le passé et le présent avec une telle aisance. Ce vieux directeur d’école, en retraite depuis 20 ans, s’est converti en journaliste bilingue SVP ;) il me montrait discrètement des personnes dans le train en disant ceci était mon élève, l’autre aussi, ah celui là m’a fait voir de toutes les couleurs. Puis me parlait des grandes personnes qui ont représenté ma région, pour sauter à des sujets d’actualité. Avec lui tu ne peux pas placer un mot c’est sur, mais c’est si bon d’écouter, on ne s’ennuie pas, on avale ses paroles et on sourit.

Bonne journée grand maître :)

Que FAIS-je? 12:41

Je n'aime pas dire directement ce que je fais, je préfère donner du fil à retordre à ceux qui veulent le savoir ;) et en plus je trouve ça amusant :D :

1er indice:

Depuis que je suis sur la terre [militaire],
C'n'est pas rigolo.
Entre nous,
Je suis d'une santé précaire,
Et je m'fais un mauvais sang fou,
J'ai beau vouloir me remonter
Je souffre de tous les côtés.

J'ai la rate, qui s'dilate
J'ai le foie, qu'est pas droit

J'ai le ventre, qui se rentre
J'ai l'pylore, qui s'colore
J'ai l'gésier [gosier], Anémié
L'estomac, bien trop bas
Et les côtes, bien trop hautes
J'ai les hanches, qui s'démanchent
L'épigastre, qui s'encastre
L'abdomen, qui s'démène
J'ai l'thorax, qui s'désaxe
La poitrine, qui s'débine
Les épaules, qui se frôlent
J'ai les reins,bien trop fins
Les boyaux,bien trop gros
J'ai l'sternum, qui s'dégomme

Et l'sacrum, c'est tout comme
J'ai l'nombril, tout en vrille

Et l'coccyx, qui s'dévisse
Ah ! bon Dieu ! qu'c'est embêtant
D'être toujours patraque,
Ah ! bon Dieu ! qu'c'est embêtant
Je n'suis pas bien portant.
Pour tâcher d'guérir au plus vite, Un matin tout dernièrement
Je suis allé à la visite [rendre visite] Voir le major du régiment.
[A un méd'cin très épatant.] D'où souffrez-vous ? qu'il m'a demandé.
C'est bien simpl' que j'y ai répliqué.
J'ai la rate, qui s'dilate

J'ai le foie, qu'est pas droit
Et puis j'ai,ajouté Voyez-vous,c'n'est pas tout
J'ai les g'noux,qui sont mous
J'ai l'fémur, qu'est trop dur

J'ai les cuisses,qui s'raidissent
Les guiboles, qui flageolent
J'ai les ch'villes, qui s'tortillent

Les rotules, qui ondulent

Les tibias, raplapla

Les mollets, trop épais
Les orteils, pas pareils
J'ai le cœur, en largeur
Les poumons, tout en long
L'occiput, qui chahute
J'ai les coudes, qui s'dessoudent
J'ai les seins, sous l'bassin
Et l'bassin, qu'est pas sain

Avec un' charmant' demoiselle Je devais m'marier par amour.
Mais un soir comm' j'étais près d'elle, En train de lui faire la cour,
Me voyant troublé, ell' me dit : - Qu'avez vous ?
moi j'lui répondis :

J'ai la rate,qui s'dilate
J'ai le foie,qu'est pas droit
J'ai le ventre,qui se rentre
J'ai l'pylore, qui s'colore

J'ai l'gésier [gosier], Anémié

L'estomac,bien trop bas
Et les côtes, bien trop hautes
J'ai les hanches, qui s'démanchent
L'épigastre, qui s'encastre
L'abdomen, qui s'démène
J'ai l'thorax, qui s'désaxe
La poitrine, qui s'débine
Les épaules, qui se frôlent
J'ai les reins, bien trop fins
Les boyaux, bien trop gros
J'ai l'sternum, qui s'dégomme
Et l'sacrum, c'est tout
comme
J'ai l'nombril, tout en vrille
Et l'coccyx, qui s'dévisse
Et puis j'ai, Ajouté
Voyez-vous, c'n'est pas tout
J'ai les g'noux, qui sont mous
J'ai l'fémur, qu'est trop dur

J'ai les cuisses, qui s'raidissent

Les guiboles, qui flageolent
J'ai les ch'villes, qui s'tortillent

Les rotules, qui ondulent
Les tibias, raplapla
Les mollets, trop épais

Les orteils, pas pareils

J'ai le cœur, en largeur

Les poumons, tout en long

L'occiput, qui chahute
J'ai les coudes, qui s'dessoudent
J'ai les seins,Sous l'bassin
Et l'bassin, Qu'est pas sain
En plus d'ça, J'vous l'cach' pas J'ai aussi, Quel souci !
La luette, Trop fluette
L'oesophage, Qui surnage
Les gencives, Qui dérivent
J'ai l'palais, Qu'est pas laid
Mais les dents, C'est navrant
J'ai les p'tites, Qui s'irritent

Et les grosses, Qui s'déchaussent

Les canines, S'ratatinent
Les molaires, S'font la paire
Dans les yeux, C'est pas mieux
J'ai le droit, Qu'est pas droit

Et le gauche, Qu'est bien moche
J'ai les cils, Qui s'défilent

Les sourcils, Qui s'épilent

J'ai l'menton, Qu'est trop long

Les artères, Trop pépères

J'ai le nez, Tout bouché
L'trou du cou, Qui s'découd Et du coup,
Voyez-vous
J'suis gêné, Pour parler C'est vexant, Car maint'nant J'suis forcé, D'm'arrêter.


sacré
Gaston Ouvrard!!!

à suivre...

Nouvelle V 17:15

Les derniers jours sont finis

Avec eux les derniers fils

Les derniers amas

Les derniers clous

Que j’ai planté dans ce mur

Avec une main tremblante

Avec une assurance voilée

Avec des doutes ancrés


Quelle sensation vous envahit quand vous fermez la dernière page d’un livre ?

Je sens une pincée de contentement car j’ai finalement pris connaissance de la fin de l’histoire.

Je sens également un peu d’amertume, désormais, je ne verrais plus le livre de la même façon, désormais je le connais, il m’est dévoilé, désormais je sais que je vais l’abandonner.

Ce geste de feuilleter le dernier lien qui vous unit avec ce qui était pour vous chère. Ce geste que vous qualifiez de maudit, au moment présent, car source de mélancolie et de tristesse. Comment serait-il aperçu, dans quelques temps?

Je refuse de regretter !!! Je suis catégorique ! Il nous est fondamental d’assumer nos actes, aussi dures soit elle, aussi difficile, involontaires, irréversibles, et même pitoyables parfois.

La bibliothèque de ma vie contient tellement d’espace encore, je ne vais pas me contenter des quelques étages déjà remplis, je vais reprendre mes planches et construire encore plus d’étages, plus en hauteur, et je vais les construire large aussi, car je sais que je vais les remplir, je vais tellement les garnir que j’en ferais des rubriques divers.

Les vieux étages, n’ont pas encore eu le temps d’accumuler de la poussière, je vais les oublier, et les laisser prendre du repos.

Qui sait

Peut être un jour j’y reviendrais

Peut être un jour

Je les dépoussièrerais

Peut être un jour

J’en sourirais de ma bêtise

D’avoir cru, jadis…

Peut être…

sweet summer days by boopy 17:05

Mon coup de cœur de la semaine revient à ma petite sœurette de cœur,

Surtout n’écoutez pas, dégustez :

http://www.myspace.com/sarouchou

Du haut de ses 19 ans, elle a tout fait elle-même, la musique, les percussions et bien sur le chant.

Sœurette juste un mot:

« c’est classe »

Habibet elkol "l'aimée de tous" 22:52

Quand j’ai commencé à écrire sur ce blog, on m’a inspiré l’idée de raconter les anecdotes de femmes qui ont fait l’histoire de la tunisie. J’ai choisi de narrer l’histoire de 13 femmes.
J’ai commencé par la princesse Elyssa, Kahena la guerrière…Parmi les femmes qui ont marqué l’histoire de la tunisie il y a aussi Habiba Msika.

Habiba Msika pour ceux qui ne la connaissent pas, était une grande artiste tunisienne d’origine juive. Pourquoi artiste ? Car Habiba était à la fois une cantatrice, une danseuse, une musicienne et une actrice admiré.

Habiba a vu le jour vers l’an 1893, dans un des quartiers pauvres de la Hara de Tunis, région ou vivaient les pures juifs tunisiens de l’époque ( par opposition aux Grana et Livrounais).

Depuis son plus jeune age, elle était attirée par le monde du spectacle et elle jurait de devenir la nouvelle Sara Bernhardt et de suivre les pas de Mounira Elmahdia, la sultane du tarab.

C’est ainsi que ne se sentant pas douée pour les études, elle se mit à prendre des cours de chants, de solfège et de langue arabe auprès des personnalités du monde du spectacle de sa génération comme Khémais Ternane ou mahmoud triki.

Habiba entreprit son premier récital dans le palais Assous à la Marsa, ce premier récital était celui qui a fait changer sa vie car ayant rassemblé les hommes politiques, ministres, riches personnalité et célébrités de son époque, il était le véritable tremplin de sa carrière, celui qui lui a ouvert les portes de gloire et qui lui a fait rencontrer son amour ; Aziz ministre de la Plume, homme très puissant, très respecté et très séduisant, bourreau des cœurs en son temps.

Avec l’avènement des années folles vers 1920, la carrière de Habiba décolle, cette période coïncide avec l’émergence d’une bourgeoisie tunisienne assoiffée d’art et de culture et ne songeait qu’à se distraire, à l’instar des classes moyennes européennes, après de longues années de privations causées par la guerre. Habiba ne cesse de multiplier les pièces de théâtre et les concerts, aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger.

C’est au courant de cette période qu’elle voyage à Paris avec son amant Aziz, qui devient aussi son producteur et lui fait rencontre Pablo Picasso ou Coco Channel qui dit d’elle « « Habiba est un tempérament de feu sous ses grâces d’Orientale. Elle imposa Paris en Afrique du Nord ».

Son idylle avec Aziz ne dura pas, ce dernier la quitte suite à des pressions qui lui ont été infligés par le Bey. Cette dernière abattue et blessée, se jeta dans le travail, et alla de gloire en gloire ce qui la transforma en Diva, tout Tunis l’adulait désormais.
Après Saladin en 1922, Habiba enchaîne avec Othello, Le Fou de Leila, Hamlet, Lucrèce Borgia et tout le répertoire classique shakespearien, français et Egyptien.
La foule, en délire, se bouscule pour voir « Habibat el kol » (La bien aimée de tous).

L’année 1925, constituait un autre tournant dans sa vie.Dans cette année elle incarnait Roméo dans la pièce Roméo et Juliette de Shakespeare, une autre actrice libyenne pris le rôle de Juliette. Cette pièce a été montée par Mahmoud Bourguiba, frère du président Habib Bourguiba. Le baiser qui devait être donnée à la fin de la pièce, provoqua une émeute auprès de la foule des spectateurs, qui lançait des injures et voulaient incendier la scène.

A ce moment là, une cinquantaine de jeunes tunisiens musulmans, faisant partie de la haute bourgeoisie tunisiennes, s’interposèrent entre les spectateurs et Habiba et prirent désormais le nom de « Asker ellil » ( les soldats de la nuit).

Ils protègeront Habiba jusuqu’à sa mort. Elles le leurs rendra bien en jouant en 1928 la pièce « Patrie. Les martyrs de la liberté », l’adaptation arabe d’une pièce de Sardou, enroulée dans le drapeau tunisien et scandant des slogans indépendantistes. Cette présentation provoqua son arrestation par les autorités coloniales à la sortie avec ses « soldats de la nuit ».

Dans cette même année Habiba devient la maîtresse du prince Fouad d’Égypte, ce qui n’était pas du goût de Lucien Saint, le résident général. En cette même période elle fit aussi la connaissance de d’Eliahou Mimouni, un agriculteur juif, excessivement riche et avare, mais qui devant elle était prêt à sacrifier toute sa fortune. Il lui fit construire un palais à Tastour calqué sur le palais Alhambra de Grenade, et la gavait de présents.

Mais le cœur de Habiba, se mit à battre à nouveau, et c’est ce qui va lui causer sa perte. Elle tomba amoureuse d’un ancien ami d’enfance, Mondher Maherzi, et décida de l’épouser après s’être tomber enceinte de lui.

Cette nouvelle ne fut pas du goût de son ex riche amant Eliah. Ce dernier aveuglé par la jalousie, se rendit un soir de l’an 1930, dans son appartement de la rue Alfred-Durand-Claye à Tunis, l'asperge d'essence pendant qu’elle dormait et la brûla vive.

Ceci marqua la fin, d’une grande cantatrice tunisienne, victime de sa gloire, de sa popularité et de l’amour qui l’entourait.