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PrincessTanit
Griffonnage d'une rêveuse qui persiste et signe :)
| Quelques part...Ailleurs... | 22:16 |
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Filed under:
mes rimes
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Il fait chaud à l’extérieur
Dans mon coeur, zéro degré.
On m’a caché sous le lit
Pour moi on avait très peur.
Je ne comprends pas, je suis trop petit
J’ai cru à un des jeux de ma mère.
Je sors ma tête, je lui souris
Je ne reconnais plus ses yeux de naguère.
Il fait lourd à l’extérieur
Pourtant mon coeur est glacé.
Je marche rapidement au pied du mur.
Je ne me suis pas aperçu que j’étais blessé.
C’est que je ne sens même pas la douleur
Quelque part mes frères sont guettés.
Que j’arrive au moins à les informer
Après, à la douleur, je suis près à succomber
Il fait gris à l’extérieur
Pourtant je n’arrête pas de trembler.
On était tournés au labeur
Soudain, tout s’est effondré.
Sans prévenir, sans crier gare
J’ai vu ma maison tomber.
Pas de temps pour les pleurs
Sous les débris, il faut commencer à les chercher.
Il fait noir à l’extérieur
Mon coeur, mes yeux, mes membres sont figés.
Qu’es ce que je fous encore sur cette terre
Je suis vieille, j’aurais du m’en aller.
Pourquoi il a fallu que j’assiste à une autre guerre
Chaque jour je vois mes enfants s’envoler
Dieu, donne moi la force de combattre
Même avec une pierre, je sentirais mon utilité.
Il fait chaud à l’extérieur
Je baigne dans mon confort et ma sérénité.
Je zappe de chaîne en chaîne
Soudain je tombe sur cette monstruosité.
Je me dis que je suis gâté par la vie
Seulement quelques heurs de trajet
Et j’aurais pu être de l’autre coté.
De mes mains je ne peux qu’exprimer ma colère
Dans mon coeur, je ne suis capable que de prier.
Des lignes que j’ai écrites il y a longtemps. Les évènements des dernières semaines me renvoient tout le temps vers ce texte. Je l’ai dépoussiéré sur mon blog. Il reste toujours d’actualité.


1 commentaires:
Tu as eu bien raison de le "dépoussiérer" ce texte car il exprime avec une grande force la violence d'un bombardement sur des innocents. Je ne sais pas quels sont les évènements qui t'ont inspiré ces lignes mais je le trouve applicable à n'importe quel bombardement, présent ou passé (en lisant ton texte je me suis rappelé de ce que me disait ma mère quand petite fille elle vivait les bombardements alliés sur la région parisienne, durant la seconde guerre mondiale). Toutefois, les bombardements du présent ont une spécificité par rapport à ceux du passé : ils sont montrés par les médias et tu n'oublies pas de le souligner, à juste titre car on ne peut pas dire que l'on ne savait pas. Mais que faire ?
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